Il est des périodes où l'on se sent sombrer dans la mélancolie sans que l'on sache vraiment pourquoi. A quoi bon en chercher les responsables: le temps, les nouvelles désespérantes diffusées inlassablement par les média, l'incommunicabilité avec les êtres, ou plus simplement, la saison propice au vague à l'âme? Les faits ont là.
Cet état bizarre qui ne nous ressemble en rien, nous fait vivre un peu comme des automates sans rien laisser paraître dans notre comportement. Rien ou presque.... Car en y réfléchissant bien et sortant un instant de ma bulle grisâtre et enfumée, je dois admettre que j'ai renoncé à me rendre à des expositions qui pourtant me tenaient à cœur. Je n'ai pas eu envie de mettre noir sur blanc tout le bien que je pensais du dernier recueil de poèmes "L'ombre et le vent" (un bijou) de Jacqueline Peurière Ferlin et de son père Maurice Peurière.
Pire que tout, je ne vous ai pas signalé un évènement qui pourtant m'enchante, la sortie de la monographie magnifique de Benjamin Spark, peintre, dans laquelle je commente certains de ses tableaux.
Je vais patiemment attendre que cette bulle qui m'enferme dans son atmosphère irrespirable se volatilise, pour reprendre, avec la bonne humeur qui soit-disant me caractérise, le cours de ma vie ordinaire qui me comble habituellement de joie.
Je me connais bien, ça ne saurait tarder. Il suffira d'un peu de soleil, de celui qui luit dans le ciel, ou de celui qui déborde des cœurs connus ou étrangers, pour que cet astre se réveille très vite dans mon propre cœur ou il somnole seulement. Le scélérat!
Plenitud
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Besarte el alma y esconderme luego
Reducirme a cualquier punto de luz sobre tus sienes.
Besarte el alma y morir
Apoyada en mil violetas invisibles
Il y a 2 jours













